Futurs restaurateurs, financez votre projet à l’aide du prêt brasseur !

Avant de pouvoir gagner de l’argent avec son bar, sa brasserie, son café ou son restaurant, il faut en dépenser afin d’acquérir l’établissement, le matériel, les matières premières, etc. Les banques peuvent vous accompagner mais il existe d’autres possibilités pour financer l’ouverture de votre restaurant. Le prêt brasseur peut vous aider à mettre le pied à l’étrier ! Avant de vous engager ou de le fuir, faîtes le point facilement sur cette pratique.

 

Tout savoir sur le prêt brasseur

C’est un échange de bon procédé entre votre brasseur et vous : il vous prête de l’argent ou du matériel (qu’il s’agisse de l’enseigne, de matériel de tirage de pression ou encore de mobilier plus modeste comme les tables et les chaises) et vous, de votre côté, vous lui réservez l’exclusivité de vos achats de boisson. La durée de cet engagement est déterminée à l’avance. Le restaurant, le bar, le café ou la brasserie jouissent ainsi d’un fonds de roulement durant toute leur existence.

Pour que les deux parties y trouvent leur compte, un contrat d’exclusivité accompagne presque toujours le prêt brasseur. Cela vous interdit de vous fournir en boisson auprès d’une autre brasserie. Si vous ne souhaitez qu’une exclusivité partielle, mentionnez-le dès le départ. Dans tous les cas, l’exclusivité totale ne peut excéder une durée supérieure à cinq ans. Le volume à commander par année est lui aussi déterminé à l’avance.

Vous savez probablement déjà que les banques se montrent plutôt frileuses lorsqu’il s’agit de prêter de l’argent à des porteurs de projet désireux d’ouvrir un restaurant. Grâce au prêt brasseur, vous serez dispensé de les solliciter. Sachez que de nombreux établissements demandent ce type de prêt.

Bon à savoir : si vous entendez parler de « contrat de bière » ou de « crédit brasseur », ne soyez pas pris au dépourvu, ce sont les autres appellations du prêt brasseur !

 

 

Le prêt brasseur au début de l’activité : pour ou contre ?

Le premier « pour » découle du fait que le prêt brasseur permet d’éviter la tourmente des rendez-vous avec les banques. Exigeantes, celles-ci demandent notamment des garanties élevées et un business plan bien pensé et précis. Nul besoin de tout cela pour obtenir le prêt brasseur.

Peut-être avez-vous déjà pensé au premier « contre » ? Surtout si vous avez pour ambition de développer votre propre carte de boissons. L’exclusivité à laquelle vous contraint le prêt limitera la liberté dont vous disposerez car vous devrez vous contenter du catalogue de votre brasseur. Si vous vouliez proposer à la clientèle des boissons artisanales ou bios par exemple, vous risquez de voir votre action restreinte.

Autre « contre » (et il entre en contradiction avec le but du prêt) : les brasseurs fixent des tarifs nettement supérieurs à ceux du marché. Ainsi, au lieu de leur donner un coup de pouce, ces professionnels mettent en difficulté les restaurateurs qui ont demandé leur aide. Ces tarifs sont mentionnés dans le contrat. Essayez d’obtenir les mêmes que les autres commerçants plutôt que les prix catalogue.

Enfin, la clause dite de porte-fort rend quasi-impossible la rupture anticipée du contrat. Elle oblige le restaurateur à se porter garant du respect du contrat par son successeur en cas de cession du fonds.

 

Comment obtenir un prêt brasseur ?

Vous souhaitez conclure un prêt brasseur ? Rapprochez-vous du responsable commercial de la brasserie que vous convoité et voyez quelles modalités il vous propose.
4 points importants doivent retenir votre attention :

  • La promesse de la brasserie : il s’agit soit d’un montant d’argent, soit du matériel prêté. Dans ce cas, le contrat doit préciser le nombre de machines, leur valeur, les conditions d’entretien et toutes les autres informations concernant le matériel. N’hésitez pas à aller dans le détail.
  • La durée de l’exclusivité : elle porte sur le nombre d’années, le type de produits, son caractère partiel ou total…
  • Le volume minimum
  • La clause pénale et la clause de porte-fort (évoquée plus haut) : la première pénalise financièrement le restaurateur s’il contrevenait à sa clause d’exclusivité.

Parmi les marques proposant le prêt brasseur vous trouverez France Boissons (Heineken), Elidis (Kronenbourg) ou bien Inbey (Stella Artois, Beck’s et Brahma).

Si ce prêt ne remporte pas tout à fait votre adhésion, ne baissez pas les bras, d’autres solutions s’offrent à vous.
Récoltez d’autres conseils pour l’ouverture de votre restaurant en découvrant le guide des porteurs de projet de restauration !

 

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